AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE – Nous rentrons de la messe ce matin et nous trouvons l’un de nos travailleurs assis à l’entrée du portail avec un pied gonflé et bandé

11.04.2013
La situazione in Centrafrica è ancora molto grave. Ieri mattina uno dei nostri operai quando veniva al lavoro è stato fermato dalle Seleka e ha subito ciò che abbiamo scritto per “Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme en République Centrafricaine” di cui ti invio una copia. Lo abbiamo accompagnato alla “Radio Notre Dame” anche perché dia la sua testimonianza. Siamo pure andate al Centro interdiocesano di Giustizia e Pace per denunciare questa aggressione. Ho saputo questa mattina che la nostra comunità di Kembe è stata saccheggiata dai ribelli la settimana scorsa. Le sorelle, che sono qui a Bimbo da tempo, purtroppo sono rimaste molto male, anche perché non avevano potuto portare con sé molti dei loro effetti personali, come pure alcuni documenti importanti della comunità. E’ un momento molto duro che si può accettare solo con la fede che il Cristo Risorto è con noi e ci porterà la Pace.
Unite in lui! Sr. Dalva

« Nous rentrons de la messe ce matin et nous trouvons l’un de nos travailleurs assis à l’entrée du portail avec un pied gonflé et bandé.
C’est le début d’un récit terrible…
F. a déménagé car là où il habitait il était constamment dérangé par la Seleka pour avoir accepté de garder les choses du CB en fuite. Il habite donc au-delà du fleuve et chaque matin il doit traverser le pont et la barrière du pk9 et subir les contrôles.
Sa carte d’identité est protégé dans une pochette en plastique de la République Centrafricaine, portant aussi une petite photo du Président déchu. Grande imprudence !
Ils étaient quatre dans la même situation. Les « anciens rebelles » (on les appelle comme ça maintenant !), qui ne parlaient ni français, ni sango, on vu la photo de Bozize et ils ont décidé que cela était la carte du parti. On les a fait passer derrière le bâtiment, on les a menottés les mains derrière le dos, couchés par terre. Un à un ils ont commencé à les tabasser : 50 coups par pieds et 50 sur la poitrine. Pendant que l’un les tabassait, un autre fouillait dans leurs poches et volait ce qu’y trouvait. F. était le quatrième. Arrivé au 48ème coup au pied gauche un autre militaire a voulu voir son document, en découvrant qu’il ne s’agissait pas de la carte du parti, mais bien de sa carte d’identité. Il a donc arrêté la torture. Toutefois il n’a pas pu récupérer son téléphone et ce qu’il avait dans ses poches. Les autres n’arrivaient pas à se lever à cause des coups subi. Alors ils les ont pris tous dans une de leurs voitures. Ils ont déposé F. à la hauteur de son ancienne maison, ils sont reparti avec les autres… nous ne connaissons pas leur destination et leur destin…..
F. a accepté de dénoncer cela au Bureau Justice et Paix de l’Eglise Catholique Centrafricaine et à la Radio. Trop c’est trop”.

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