Il me souleva sur les ailes d’aigle

Je m’appelle Mary July, je suis née en 1942 dans les « Asturies Pays aimé ». Dans un village appelé S. Fructuoso, Concejo de Tineo. Petit oui, mais très beau entouré de montagne, et d’autres villages, de ces petits villages que surtout en hiver quand il neige, on ne peut pas le comparer  à tant d’autres merveilles que j’ai vu dans ma vie. Je suis la dernière de 11 frères d’une famille catholique et pratiquante.

J’ai vécu une enfance et jeunesse heureuses, entourée d’affection de ma famille et des gens du village. Mon enfance et ma jeunesse étaient normales, avec beaucoup d’amies et d’amis, et aujourd’hui quand nous nous retrouvons nous jouissons de beaux souvenirs des temps passés. Mais il y avait en moi quelque chose qui m’attirait vers la vie missionnaire et même si j’essayais d’oublier, chaque fois se faisait plus présente dans ma vie, mes amis me disaient que ce que je sentais n’était pas normal…et ce n’était pas étrange parce que dans ces villages on était pas habitué aux vocations à la vie religieuse et consacrée ( je connaissais seulement ma sœur religieuse cloitrée) et cela paressait encore plus absurde.

Même si je cherchais d’oublier chaque fois l’appel revenait. J’ai parlé avec un prêtre de ma décision et il me donna les adresses de quelques Instituts Missionnaires auxquels j’ai écrit manifestant mon désir. Après un certain temps je me suis décidée pour les « Missionnaires Comboniennes » parce que j’ai trouvé en elles une préférence pour les missions et pour les africains. Après un temps d’accompagnement je suis entrée  dans la communauté de Madrid, rue Julia Balenchana. J’avais 22 ans, je me suis trouvée avec 6 camarades. Après quelques mois d’adaptation et d’introduction, nous sommes allées en Italie  pour continuer la formation du Postulat. Au moment d’entrer au Noviciat on m’envoya à Londres avec deux espagnoles et deux italiennes. Là bas nous avons rencontré d’autres camarades anglaises. Après deux ans j’ai fait la Profession Religieuse et après quelques mois j’ai commencé le Cours pour infirmières. Je désirais aller en mission au Sudan. Mais un jour la Supérieure Générale m’appela pour me dire que en Ecuador il y avait une nécessité urgente dans notre hôpital de San Lorenzo, Esmeraldas, et qu’on avait pensé à moi et qu’on voulait une réponse

Urgente. Après quelques moments d’incertitude et avoir demandé conseil aux personnes qui me

connaissaient, j’ai accepté d’aller en Ecuador. Donc après quelques mois j’étais déjà en Ecuador…

Quelle surprise, quand j’entrais dans le village de l’hôpital, j’ai trouvé les premiers afro-équatoriens, qui parlaient espagnol, ils attendaient heureux mon arrivée… Et encore, j’écoutais de loin la musique de danse espagnole. Je ne pouvais pas croire, je me trouvais parmi les miens…dans notre hôpital, même si petit il y avait beaucoup de possibilité de soins et aussi les émergences : les malades graves de malaria, t, dénitratation, spécialement les enfants, des gens blessés par le machette, ou à cause de l’alcool, les jalousies, bagarres, etc. On devait être disponibles jour et nuit.

Après 4 ans on m’affecta à Quito, pour ouvrir une maison de Formation et accueillir les jeunes qui voulaient entrer dans notre Congrégation et qui venaient de l’Ecuador, Perù et Colombie. Deux ans plus tard , aussi de Costa Rica. Ce fut une expérience très positive et au-delà de l’internationalité il y avait la possibilité d’aller à nos missions pendant les temps forts comme Noel, Carême et dans les grandes vacances. Je suis restée dans la Formation pendant 9 ans.

J’ai vécu un petit temps à Londres pour une émergence et après je suis rentrée en Espagne pendant 6 ans. En réalité j’étais triste  en quittant la mission, mais je peux dire que le temps vécu dans ma patrie a été très utile, avant tout parce que je ne connaissais pas beaucoup de Sœurs, aussi pour les rencontres qu’on faisait dans les différentes provinces avec les familiers, ensemble avec les Missionnaires Comboniens (en ce temps là) on avait la possibilité de connaitre davantage les familles. Je crois que je me suis de nouveau inculturée en Espagne et ça m’a fait du bien.

L’affectation suivante a été le Mexique dans la zone de Oaxaca avec les indiens « Mazatecos »à Jalapa de Diaz. Notre travail était exclusivement  pastoral et on collaborait aussi dans la formation des catéchistes dans le Diocèse de Tuxtepec. Ces 6 ans furent un temps vécu dans l’affection et le service avec tous. Après je suis rentrée dans la Province Ecuador, Perù, Colombie, cette fois ci comme Supérieure provinciale : ce temps aussi a été inoubliable pendant lequel nous avons vécu tant de choses. Dans les trois Pays, notre priorité sont les missions et aussi l’animation missionnaire de l’Eglise. En ce temps le Noviciat international a été confirmé à Quito-Ecuador, au niveau continental, surtout pour la proximité et la possibilité d’accès à nos missions pour les jeunes en formation. Naturellement avec la possibilité de changer dans le futur, selon les rythme des temps et

 ce que les Sœurs voient bien.

En 2010 je suis rentrée au Mexique pour la deuxième fois. Peu après mon arrivée il y eut le tremblement de terre en Haïti. Face à telle tragédie, on nous a donné la possibilité en Province et aux Sœurs disponibles, d’aller aider, pendant quelques mois à tour de rôle. En effet Cela a été un temps inoubliable, vivre avec eux. Les hôpitaux étaient pleins de personnes mutilées, beaucoup de malades sans maison, enfants orphelins, et sans espoir d’une vie digne. Malheureusement encore aujourd’hui peu de choses ont changé, même si tout le monde était préoccupé en ce moment là. Ce sont les manœuvres politiques et sans doute le péché plus grave. Encore aujourd’hui une Sœur à nous est présente et fait partie d’une communauté intercongregationelle.

Actuellement après deux ans et demi, nous avons ouvert une nouvelle communauté en Oaxaca, dans la zone de Costa Chica, près de l’Etat de Guerrero, parmi les descendants afro, avec le permis de l’Evêque du Diocèse de Puerto Escondido. On nous a confié 12 villages, les plus lointains de la paroisse de Huazolotitlan.  Ils sont abandonnés. Nous allons les visiter souvent, nous faisons les célébrations le dimanche et les jours de fête, les enterrements, la préparation à tous les Sacrements, les réunions bibliques dans quelque village….nous désirons arriver à former des communautés de base. Même dans l’aspect social, nous demandons des aides pour soutenir les droits humains, l’écologie et autre.

Toutefois, ce group est aujourd’hui inconnu à la majorité des mexicains. On connait pas leur existence, leurs nécessités et leur espoirs. Nous avons le privilège d’être avec eux, et apprécier leurs racines africaines qui se manifestent dans leurs valeurs humaines : l’accueil, la joie, la solidarité et la generosité.

Share Button