NZARA

Nous sommes une communauté de six Sours Comboniennes qui ouvrent à Nzara et dans les villages environnants. Nzara est une petite ville du Soudan du Sud, habitée en majorité par le peuple Azande. Le retour des camps de réfugiés, l’insécurité causée par les attaques des rebelles LRA du Nord-Ouganda, le fort pourcentage de personnes affectées par le virus du Sida et le manque de structures adéquates rendent la reprise du pays difficile sur le plan social et économique.

Nous sommes engagées dans la gestion d’un hôpital qui compte 120 lits pour les malades de la lèpre, de tuberculose et maintenant aussi des personnes séropositives, affectées par le virus du Sida. Pour répondre aux besoins de la population, nous avons aussi un dispensaire vers lequel affluent une centaine de personnes quotidiennement.
Nous sommes aussi présentes à la direction d’une école primaire et d’une école enfantine qui accueillent 1’100 enfants. Deux d’entre nous enseignent, assistées d’instituteurs locaux qui gèrent l’administration.

La réalité dans laquelle nous sommes insérées, les difficultés, les chocs et les violences que la population a subies au cours de 22 années de guerre nous ont incitées à organiser des rencontres dans 52 villages, pour développer un programme de rééducation humaine, morale et spirituelle tendant à promouvoir la paix et la réconciliation, en espérant un futur plus serein.
Une bonne partie de la population est rentrée des camps de réfugiés d’Ouganda, de Centrafrique, du Congo, etc. après l’Accord de paix signé en 2005 entre le Nord et le Sud Soudan.

Nous savons par ailleurs que la guerre a des conséquences dévastatrices dans tous les sens et que les soldats, devenus patrons, ne se préoccupent pas de la vie d’autrui. Les principales victimes sont les femmes. Combien, encore adolescentes, qui disent avoir été abusées, violées, méprisées. Nous leur prêtons une attention et une aide spéciales afin qu’elles puissent retrouver l’estime d’elles-mêmes. Malheureusement, le Sida, dont le taux est élevé dans notre zone, a une forte incidence sur la population.

Pour les activités que nous voulons développer par des rencontres de rééducation humaine et spirituelle, de visite et d’aide aux personnes affectées par le virus du Sida, nous avons un urgent besoin d’un véhicule tout terrain. Jusqu’à maintenant, nous nous sommes déplacées à vélo et à moto pour visiter la population dans les différentes zones, même les plus éloignées. Maintenant, il devient difficile de poursuivre efficacement et systématiquement notre travail ssans un moyen de déplacement approprié. Il faut aussi tenir compte que de la mi-mars au mois de novembre, nous avons des pluies abondantes et fréquentes qui – même si elles sont une bénédiction – rendent impossible le déplacement à vélo et à moto.

Comboni Sisters  NZARA

Fond. 21/11/1983
Pastorale catéchétique, scolaire, sociale, infirmerie, SIDA, Promotion de la femme. Ouverture: 1954-64; 1983-90; 1991 –

infositoweb@comboniane.org